SMX Paris 2016 : 1ère journée

Pour cette 7eme édition encore plus dynamique que les antérieures, la première journée s’est déroulé dans une ambiance à la fois studieuse et détendue. Le temps de se retrouver entre les salles et s’adapter aux rythmes des présentations et c’était partie pour une journée riche en inspiration, approfondissement et rencontres.

 

Nous avons débuté les hostilités avec trois conférences, dont une sur les stratégies gagnantes en social media. C’est Julien Vossier, Responsable des activations digitales football, au Crédit Agricole, personnage charismatique avec une longue expérience social media, qui a pris la parole en premier. Il s’est lancé dans une stratégie de conquête avec l’arrivée de la coupe d’Europe en France. Pour cela ils ont créé une plateforme dédiée à cet évènement en décembre 2015 : Crédit Agricole Côté Foot. L’objectif du groupe était de mieux comprendre ses audiences sur les réseaux sociaux en les qualifiants sur sa nouvelle plateforme. Dans la première phase 2000 utilisateurs étaient engagés régulièrement avec les contenus. Ce chiffre est passé à 16.000 avec le lancement du jeu Euro 2016 récemment.

 

S’en est suivi le témoignage de deux experts en growth-hacking, de Fred de la Compta, Romain et Romain. Ces deux avaient lancés un hashtag pour l’occasion #smxbyfred.

L’originalité de l’agence vient du fait qu’ils proposent des services innovants mais inconnus du grand public. Leur stratégie a été de créer un évènement de lancement très important (petits déjeuners distribués gratuitement en phase de séduction pour ensuite inviter des prospects à un évènement physique). Et ensuite d’utiliser les réseaux sociaux en mode growth-hacking pour gonfler l’audience.

Pour ce faire leur méthodologie est bien rodée : Acquisition, rétention, activation, recommandation et puis l’utilisation d’un toolbox avec des outils comme IFTTT, Tweetfull, Crowdfire, Buffer, Sniply.

Pour Romain et Romain, les bots aident à automatiser et accélérer les activités sur les réseaux sociaux. Une stratégie d’acquisition sur les réseaux sociaux qui s’est tourné automatiquement à de la création de notoriété et notamment des grands médias qui ont pris contact avec Fred de la Compta sans sollicitation RP : LCI, France3, les Echos, Libération, Techcrunch, Frenchweb.

Ensuite nous sommes passés à la salle orientée « technique » où il a été question de veille concurrentielle pour booster son SEO. Nous avons retenu qu’une veille SEO servait à :

  • Détecter les opportunités du marché
  • Se focaliser sur les bonnes pratiques de la concurrence
  • Et calibrer son offre de contenu

Pour rester dans la continuité SEO, mais locale cette fois-ci, Aurélien Delefosse, Consultant en référencement, E-Influence, nous a dévoilé son expertise. Pour lui, la SEO locale est devenu un enjeu majeur de la visibilité sur les moteurs de recherche. Il parle de 2 dimensions du SEO Local :

  • La présence sur des résultats de recherche géolocalisés
  • Et les requêtes de recherche en relation avec un lieu géographique

Pour apparaître dans les résultats géolocalisés, l’enjeu est le renseignement et l’optimisation de sa fiche Google MyBusiness. Il convient donc d’optimiser son site dans ce sens. M. Delefosse conseille ainsi d’optimiser les informations locales sur son site et d’inscrire ses coordonnées sur des sites qui peuvent signaler un emplacement géographique au moteur de recherche : Yelp, pagesjaunes, tripadvisor, booking.Com, hotels.com, Offices de Tourisme et même Facebook (facebook.com/services).

Cycle fondamentaux sur SMX Paris

Pour la première fois sur SMX Paris, un cycle « fondamentaux » a été lancé. Très bonne initiative et l’ouverture d’une 3ieme salle en parallèle des tracks « technique » et « marketing ». Nous n’avons pas suivi ce track de présentations même si cela aurait été mérité. Pour les curieux, la présentation de Sylvain Richard, membre du comité de pilotage, se trouve ici : http://blog.axe-net.fr/comment-creer-un-site-visible-sur-google-smxparis/

Flore Delobelle, Head of Digital Marketing, chez Europcar s’est également exprimé sur le sujet. Selon elle, 5% du traffic du site vient de la recherche locale des 2500 stations Europcar. C’est donc un enjeu important pour l’entreprise. Leur travail passe par l’optimisation des fiches individuelles de même que leur store locator. Mais attention, le référencement local ne se limite pas qu’à Google. A ne pas oublier : Yahoo, Apple, Bing, Waze, Tomtom ainsi que les annuaires. Il existe également des services comme Yext qui permettent de gérer ce référencement local de façon semi-automatisé (et payante).

A ne pas oublier aussi : les extensions locales sur Google Adwords dans une stratégie de référencement local.

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David Towers de MEC s’est exprimé sur le même sujet. Pour lui, Google voit un futur important dans la dimension locale des recherches. La présence de Google dans les systèmes d’opérations couplé avec la fonction recherche, permet à Google de pousser l’expérience utilisateur très loin, en exploitant :

  • Les données des utilisateurs
  • Les données des entreprises
  • Les données externes
  • Les données provenant des boutiques avec les approches de beacons annoncés sur Google I/O récemment

Dans le futur les Assistants personnels et l’intelligence artificielle permettraient d’aller bien plus loin dans la recherche prédictive.

La présentation de David Towers se trouve ici : https://drive.google.com/file/d/0B3hLH0aj6Jk_ZFZzZkFsNW1RYk0/view

Pendant ce temps, dans une autre salle, un débat s’est animé autour des relations client-agence, avec en speakers Romain Roulleau, Senior Vice President E-Commerce & Digital Services, Accor Hotels et François Houste, Consultant en Marketing Digital, eTourisme Feng Shui. 

D’après leurs observations, une mutation de la relation agence-client serait en cours, tendant vers une relation plus mature avec l’ouverture des plateformes en self-service et la démocratisation des outils. De plus en plus de stratégies mêlent internalisation et externalisation. Les clients sont de plus en plus preneur de tests, de nouvelles idées et moins enclin à donner une stratégie sur l’année. En d’autres termes la relation est moins tournée vers l’opérationnel mais plus vers une veille un accompagnement digital.

L’enjeu des agences est de trouver un modèle de service / conseils et de ne jamais être en défaut de compétences et d’expertises.La spécificité et l’acquisition d’avantage de technicité de la part des annonceurs complexifie la relation. L’agence doit tendre vers un accompagnement et une réactivité accrue, une relation au quotidien avec une qualité de livrables et des outils collaboratifs afin de lisser la collaboration.

 

La dernière session technique de la matinée était consacrée à l’architecture de l’information, à mi-chemin entre optimisation du crawl et recherche sémantique. Mathieu Gheerbrant et Paul Colombo ont évoqué les différents aspects auxquels il faut porter attention pour favoriser l’accès aux moteurs de recherche et permettre à un site de ranker. Au menu : l’interdiction au crawl des pages non pertinentes (surtout quand elles reçoivent des liens sitewide), l’attention portée à la navigation (principale, locale, fil d’Ariane, footer, mais aussi contextuelle). D’autres aspects ont été évoqués illustrés d’exemples pris notamment sur le site Seloger, avec un focus sur des points importants comme la gestion de la pagination, des facettes et des navigations en Ajax.

 

Durant la session « Custom audience chez Facebook, Twitter et Google, comment s’en sortir ? » Anders Hjorth, Directeur de Développement de BDBL Media et Solène Logiou de Synodiance ont fait une couverture très complète du thème des Custom Audiences qui sont une fonctionnalité des plate-formes publicitaires de Facebook, Twitter et Google. Les custom audiences permettent de coupler les données clients pour les réutiliser en retargeting sur différentes plateformes. Il s’agit d’utiliser les données « 1st party » d’un e-commerçant pour piloter ses campagnes de notoriété, d’acquisition ou de fidélisation. Fini les campagnes à l’aveugle et les campagnes « mitraillette ». Et ces campagnes sont généralement bien plus performantes.

Le custom audience est un outil plus avancé que le RLSA et le remarketing, bien que moins poussé qu’une véritable Data Management Platform (DMP). Les speakers étaient d’accord pour dire que les annonceurs ou agences qui n’utilisent pas encore ces mécanismes sont en retard dans leur dispositif digital bien que ces mécanismes soient encore perfectibles.

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Madeline Pinthon et Vincent Lahaye ont présenté les possibilités de deux outils qu’on peut facilement utiliser pour faire du recueil de données pour le SEO : Google Spreadsheets et tous ses addons SEO d’une part et Excel avec l’excellent plugin SEO Tools développé par Niels Bosma. Certaines solutions sont payantes ou nécessitent un abonnement à un outil comme Majestic, mais elles permettent de mettre en place des outils de suivi très utiles et de les déployer rapidement.

Sur le thème « Data feed optimization pour booster vos campagnes Shopping », Angela Knibb de Greenlight Digital a démontré d’excellents résultats. Pour cela leurs « best practices » sont par exemple :

  • optimiser votre flux produit au mieux
  • utiliser des Custom label pour segmenter vos campagnes
  • utiliser les priorités de campagnes pour privilégier l’affichage de certains produits
  • construire et optimiser vos campagnes en utilisant beaucoup de mots à exclure

 

Philippe Yonnet animait une session consacrée aux migrations de sites. Il a listé les impératifs à respecter pour éviter les catastrophes lors de changements majeurs sur des sites web, voire de modifications moins importantes comme celle que de nombre d’entre eux effectuent en ce moment en passant en https. Au delà des plans de migration et de la préservation des acquis SEO, Philippe à insisté sur l’intégration nécessaire et étroite des équipes de référenceurs à celles de la refonte et détaillé le processus à respecter pour participer à des projets mettant en oeuvre des méthodes agiles et notamment Scrum.

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La dernière session de la journée était menée par le speaker que tout le monde attendait, le « European Search Personality of the the Year 2016 » et fondateur de SearchMetrics, Marcus Tober. Sa présentation sur Rankbrain et les changements d’algorithmes de Google était très attendu.

Il désigne Rankbrain comme le 4eme plus important facteur de positionnement et évoque la nécessité de changer notre mode de pensée pour optimiser les sites dans le futur et se focaliser sur 3 grands thèmes :

#1 Google est devenu beaucoup plus intelligent

#2 Le facteur de rankings ne seront pas les mêmes d’une industrie à l’autre

#3 Le parcours du client mobile devient crucial

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Marcus Tober est convaincu que Google a changé et que le SEO doit changer pour réussir dans le futur. Est-ce peut-être la fin de l’importance de backlinks dans l’algorithme ? Est-ce que Google se base plus sur l’intention et l’engagement que sur les backlinks, les densités de mots clés et les éléments de balisage sur un site ?

En une expression, Marcus propose que la clé d’interprétation sur lequel il faut se focaliser se résume en Pertinence du Contenu – ou en langage Star Wars : « The Content Awakens » (cliquer pour obtenir la présentation de Marcus).

En résumé une belle première journée sur SMX, la conférence qui s’améliore d’année en année et qui attire toujours davantage de visiteurs.

Lisez le recap de Jour 2 sur SMX Paris 2016.
Découvrez toutes les photos du SMX 2016.

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